Chant XVII

telle une seule dormant seule
tenant racine d’arbre dans une main terre noire dans l’autre
trouvant dans le sommeil
compagnie des absentes 

chaque fois éveillée par souffle de novembre
celui-là seul qui soulève ses paupières

telle une seule demeurant seule
levant les yeux au ciel pour y déposer nuages et oiseaux
comme elle le fait toujours
baissant les yeux au sol pour y déposer consoudes et nigelles de Damas et cosmos et berces du Caucase
portant loin ses yeux devant elle pour y déposer sangs sauvages ares et ares et horizon

telle une seule composant seule 
paysage pour les absentes 
compagnes de sommeil 

4 commentaires sur “Chant XVII

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