Heure devenue pierre

Si après mon départ
Je pouvais revenir
Ne serait-ce qu’une heure
Je choisirais celle qui les porte toutes
L’ultime heure de notre amour
Publicités

Les lèvres tombales

Va 
Prépare le voyage
Va sans bouger
Va l’attendre

Sur le quai
Où gicle l’eau salée
Ou l’acier
Vois
Elle s’avance vers toi
Les yeux cloués au sol
Cette sœur d’âme
Elle titube
Elle danse
Rit de la bousculade
Oh Dieu
Qu'elle s’aime ainsi
Seule
Et te sachant là
Pour elle
Pour elle seule
Toi
Toi seule

À la manière de Maurits Cornelis Escher

Montecelio, M.C. Escher, mars 1924, encre de Chine sur papier – ©
Il y avait dans cette heure
Solitaire
– Pièce où le temps passait
Au rythme de mes battements
Vite tellement vite
Et soudain lentement –
Une croisée donnant sur l’espace
Qu’il m’était impossible
Ne serait-ce qu’entrebâiller
Sans ouvrir ma poitrine
Et laisser fuir le temps

Sable et plume

L’aube prudemment s’avançait
Et t’habillait de sable
Doux
Sur ta peau en grève
Deux brèches de ciel
S’attardaient jusqu’au soir
L’attendant
Tu contemplais les oiseaux
Morts et vifs
Qui peuplaient cette voûte
Célébrais les uns
Te rêvais dans les autres
Quand le crépuscule s’avançait
Pour t’habiller de terre
Dure
Tu t’étais envolée

Mariage d’irraison

J’épouse lentement la forme de ce jour
Sans y avoir consenti

Jour que je nomme ainsi
Bien qu’étant vide d’heure
Et d’esprit de saison
Pâle  obscurci
Par la ramure tordue
D’un chêne possédé

Nuit contrefaisant le jour
Qui me tord les mains
Et fouille dans mon cœur
Comme dans un vieux sac
À la recherche d'un reste de sourire

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

Créer un nouveau site sur WordPress.com
Commencer