Les herbes hautes

Je te dis à toi qui annonce le jour qui vient
N'écarte pas tant les rideaux
Ne regarde pas tant dehors
La nature est là sur les draps
Comme un champ d'herbes hautes
Impropre à nourrir les bêtes de somme
Et vibrant d'insectes car parsemé de fleurs
Qu'ailleurs on coupe
Comme on coupe le soir la lumière dans les favelas
Parce que c'est trop de voir
La misère briller
Et même sur les flancs d'une colline de boue
Je te dis à toi qui annonce le jour qui vient
Garde la nuit en toi autant que tu le peux
Comble serrures orbites et fissures
Pour faire le noir
Et dehors jette en pluie cette cendre
– Qui est la fin de toute chose
Ou le commencement ou rien –
Pour faire la saison

11 commentaires sur “Les herbes hautes

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