À mains nues

Ce sont elles que je vois
Que j'appelle
Qui ont planté dans mon cœur gelé
Des tisons chimériques
Et bravent mon sommeil
En ne dormant jamais
Ce sont elles
Ces mains
Qui ne façonnent rien
Qui laissent vivre
Qui se pensent bâties
Pour saisir le tangible
L'intangible
Et qui menaçantes
Restent là poings serrés
À la porte du temps
Ces mains
Qui désespèrent
De voir s'échapper à leur prise
Cendres et liquides
Mais cela se retient-il
Faut-il seulement retenir ce qui fuit
Car qui fuit sans raison
Ces mains
Qui lavent dans les larmes
Les blessures inévitables de leurs défaites
Se posent sur mon ventre
Quand tout a échoué
Et s'apaisent à la vue
De ce qui jamais ne sera altéré
Un corps qui s'envole

3 commentaires sur “À mains nues

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