L’infini poème

Les Ombres de Francesca da Rimini et de Paolo Malatesta apparaissent à Dante et à Virgile .
Ary SCHEFFER, vers 1855.
Dante, tu avais raison.
Il n’est pas de douleur plus grande
Que de se souvenir des jours heureux dans le malheur.

Il n’est pas d’été que le malheur ne glace,
Pas de lumière qui perce son obscurité.
Ah ! de Musset, sans doute tu as regretté tes vers
Quand cette vérité s’est imposée à tes propres yeux.
Et nombreux sont ceux à qui elle se dévoile.
Ou bien, dans un emportement de détresse,
Pensais-tu par le poème
Mystifier rien de moins que le cosmos.
Ou alors, étant de ces rares bienheureux
Épargnés par le si banal malheur,
Tu n’imaginais pas son infini pouvoir
Sur le temps.
Ni que son divertissement
Fût d’aller y quérir ses contraires
Afin que leur éclats
Blessent de pauvres cœurs.
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