Les armes vaines

La nuit me pénètre parfois 
En plein jour
Et toutes ses chimères
Me transpercent les os
Je combats éveillée
Sans mes armes familières
Qui s’animent seulement
Dans l’obscurité véritable
Faibles armes
Je l’avoue
Conservées de l’enfance
Sans pouvoir
Car maniées sans force
Ce sont elles sans doute
Qui ont ouvert des brèches
Dans le cuir de l’aube
Par où les démons de la nuit
S’échappent
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