Musée

Où iront ces goélands
Qui s’envolaient avec paresse
À mon approche
Où ira ce sable mouillé
Que le vent rasant peinait à soulever
Une fois que mes yeux ne seront plus
Où ira ce que je n’ai pas écrit 
Ce que j’ai gardé pour moi
Omis de dire
Où iront tes yeux 
Et les gestes 
Que tu as exécutés
Où iront les cités où j’ai failli
Les ruines que j’ai bâties
Ces ruines
Comme je m’y suis acharnée
Où ira ce trait de soleil
Gorgé de la poussière
D’un paysage d’été
Et la chambre qu’il traversait
Où ira ce que je n’écrirai pas
Ce que je ne sais pas
Ne peux pas écrire
Où ira cette heure-là
Où le poème vient
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