Le fer de l’angoisse

Je me situe quelque part entre une lumière franche 
Et une lumière déclinante
Je me situe là où je me suis aperçue la dernière fois
Peut-être que je regarde à travers une vitre
Je vois ou je devine
Floutés par la buée
Des corps qui disparaissent
Cellule par cellule
Et qui cessent d’exister par manque de matière
Je songe brusquement à une promesse douloureuse
Que nul ne peut tenir
Il ne faut pas quitter l’autre une seule seconde
Sinon ce que l’on voit est ce qui restera
Et brisera notre allant
Ce que l’on ne voit pas est ce qui nous envahira
Le fer de l’angoisse
 
Il ne faut pas quitter l’autre une seule seconde
 
Rassure-moi comme tu peux
Je sourirai à tout
 
Je me situe quelque part entre une lumière franche
Et une lumière déclinante
Existons-nous ailleurs ?
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